urbanisation

Les berges de la Savoureuse

17 octobre 2017 // // Classé dans : Territoire de Belfort // Mots clés : eau, aménagement, Eau, ville, urbanisation, destruction des milieux, savoureuse // Rédigé par FNE90

FNE 90 a contribué à l'enquête publique sur le berges de la Savoureuse : 

"Nous réaffirmons notre objectif commun avec celui de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) : « atteindre le bon état écologique ».

Pour y arriver, il apparait indispensable de mettre en œuvre une restauration morphologique ambitieuse de la Savoureuse sans se contenter de simples mesures de diversification des écoulements. En parallèle d’actions visant le bon rétablissement de la continuité piscicole et sédimentaire, la constitution raisonnée d’un lit mineur biogène, dont le gabarit devra être adapté au débit d’étiage, doit être discutée. Seule la prise en compte de l’ensemble de ces actions permettra de contribuer à atteindre ce bon état écologique. Pour une réussite optimale, il est nécessaire de lutter parallèlement contre les pollutions diverses qui affectent l’ensemble du compartiment biologique de la rivière (Eaux usées, eaux de ruissellement et pluviales, rejet de STEP…)

Il nous semble que le projet envisagé par la CAB et la ville de Belfort doit être significativement amélioré. Les résultats des inventaires piscicoles montrent une dégradation importante du peuplement et un net déséquilibre des populations.

Ces résultats sont le reflet d’un habitat aquatique dégradé, de l’augmentation de la température d’étiage, ou encore d’une qualité de l’eau exécrable.
Le classement de la Savoureuse en liste prioritaire concernant l’altération de la continuité et de la morphologie, des pollutions diffuses et ponctuelles, doit nous inciter à n’écarter aucune solution à priori. L’effacement ou l’équipement des seuils est une phase de travaux indispensables. Cette phase est nécessaire, mais loin d’être suffisante. Elle doit être intégrée à un projet plus globale de restauration morphologique de la Savoureuse sur le territoire de la CAB.

Dans ce cadre, votre projet, tel qu’il est présenté, ne nous apparaît pas satisfaisant pour percevoir un gain écologique fort sur l’ensemble du cortège d’espèces, tant faunistiques que floristique. Un certain nombre d’éléments doivent être selon nous éclaircis, étayés ou discutés, notamment et de manière non exhaustive :

• éclaircir votre argumentaire et notes de calcul relatifs à la modification du débit de crue de 1990 (passant de 209 à 165 m3/s). Il semble que ceci ne convienne pas aux services de la DDT.
• Afin de garantir la neutralité hydraulique d’un aménagement de la traversée de Belfort plus adaptés aux besoins des espèces, il nous semble pertinent d’envisager d’élargir le raisonnement aux secteurs situées en amont de la traversée de Belfort, ce en concertation avec l’ensemble des acteurs (Région, Département, EPTB, associations). Il pourrait être judicieux d’étudier la possibilité de créer des zones humides et restaurer la rivière en amont de la zone de travaux prévus dans les bassins de rétention par exemple (Chaux, Sermamagny) de reméandrer la rivière au Champ de Mars ou encore de restaurer morphologiquement la zone de puits à Sermamagny. Il nous parait essentiel de mener un diagnostic hydro-écologique sérieux sur ces secteurs (morphologie/habitats, poissons, invertébrés) afin de cerner les causes de dégradation et non pas s’attaquer à résorber, temporairement, des conséquences.
• Evaluer clairement et de manière argumentée les gains environnementaux attendus par votre projet (dimension des profils en travers, hauteur d’eau à l’étiage, gain pour les poissons, réponse aux objectifs énoncés par la loi sur l’eau…).
• La Savoureuse est classé en liste 2 sur la traversée de Belfort (L2_59, arrêté du 19/07/2013 relatif à l’article L214-17 du Code de l’Environnement). Ce tronçon est donc concerné par la nécessité de mettre en place des actions de restauration de la continuité écologique (sédiments et poissons). Les seuils recensés sur la traversée de Belfort constituent des obstacles significatifs aux migrations. La question de leur dérasement (suppression totale) ne peut-être éludée. Autrement dit, il est certain que leur dérasement ne peut être envisagé, pour la protection des biens, sans aménagements connexes visant à restaurer les profils longitudinaux et transversaux de la Savoureuse (mise en place d’éléments structurants de type semelles de fond).

Pour France Nature Environnement Territoire de Belfort, il est urgent de mesurer l’ampleur des dégradations dont est victime la totalité du linéaire de la Savoureuse et mesurer l’ensemble des services gratuits (qualité de l’eau potable, ressource quantitative, expansion des crues,…) que cette rivière pouvait apporter à tout un territoire. Aujourd’hui ces services ont été perdus suite à tout un panel d’agressions anthropiques.
Notre rivière, l’une des principales du versant comtois des Vosges n’a plus rien de savoureux. Nous souhaiterions que les pouvoirs publics ne se fassent pas si rapidement à cette idée.

FNE 90 et ses associations fédérées représentant plus de 400 adhérents."

 

Ci dessous, la contribution d'une de nos associations adhérentes, l'Association Belfortaine de Protection de l'Environnement (ABPN) :

"Principales critiques :

- Sept seuils sont à modifier pour restaurer la continuité écologique. Le projet certes améliore la situation mais uniquement au niveau de ces seuils. Le reste du lit de la Savoureuse n'est pas amélioré, pas de création de méandres ou autres.
- "promenade" dans le lit de la Savoureuse constituée de béton et de ses attaches, à un niveau très bas. Pour y parvenir, de longues rampes d'accès seront nécessaires, de grands escaliers également.
- accessibilité de tous à la promenade compliquée, du fait des points d'accès limités (seuls 4 sur l'ensemble sont accessibles à tous)
- intérêt limité de la promenade sur certains tronçons, pas de plus-value par rapport à l'existant : pourquoi n'avoir pas élargi le cheminement existant en terrasse au-dessus du lit?
- pas d'information sur la procédure à adopter en cas de crues afin de permettre la mise en sécurité de l'accès à la promenade
- prise en compte trop limitée du risque inondation (le dossier remet notamment en cause le débit de 209 m3 par seconde relevé en 1990!)
- étude sur les déplacements cyclables conclut à éviter en partie le tracé existant, pourtant central. La création d'un grand amphithéâtre crée un détour. La circulation est très peu améliorée voire pas du tout.
- discontinuité des cheminements, de quelque nature qu'ils soient : les piétons s'ils décident de suivre la promenade ne peuvent la quitter à chaque intersection du fait de sa présence au fond de la rivière.
- continuité écologique et renaturation de la rivière inexistante : ce point, pourtant central est très peu traité.
- coût exorbitant (18 millions d'euros prévus), et encore il s'agit du projet et non de la facture après travaux qui subira bien sûr de nombreux dépassements.
- pas de réflexion globale sur la santé écologique de la Savoureuse, que ce soit du point de vue santé, continuité piscicole, prolifération des espèces invasives...

Rappel de la procédure :
Obligation de modifier voire de supprimer les seuils existants dans le lit de la Savoureuse en application d'un directive Européenne / loi sur l'Eau.
Dépôt d'un permis d'aménager, avec étude d'impact pour instruction par les services.
Consultation du public puis prise de la décision par le Maire.
Ensuite pourra s’exercer le contrôle de légalité du Préfet (sans surprise) en même temps que s'ouvriront les voies de recours...
En parallèle sera donnée l'autorisation unique : la décision d'autorisation peut être déférée à la juridiction administrative par les tiers dans un délai de 4 mois à compter de la publication de l’autorisation."

 

 

La table ronde sur le bois énergie à accueilli une trentaine de personne (intervenants et organisateurs compris) dans la salle EISCAE à Etueffont, la mardi 7 juin dernier. Les interventions de grande qualité ont été riches en informations, explications et éclairages sur la ressource bois énergie dans son contexte forestier et politique (aménagement du territoire avec le Plan d’Approvisionnement Territorial ). C’est également sur les questions de pollution en intérieur et extérieur que nous nous sommes questionnés. L’échange avec le public a prolongé et animé le débat jusqu'à 22h !

 

 

Pollution lumineuse : peu étudiée et méconnue du grand public

16 février 2015 // // Classé dans : // Mots clés : pollution, énergie, urbanisation // Rédigé par FNE90

La pollution lumineuse peut se définir comme l’émission de flux lumineux depuis des sources artificielles pendant la nuit, à intensités, directions, gammes du spectre ou horaires inadéquats. Sa manifestation la plus évidente est l’augmentation de la luminosité du ciel nocturne, par réflexion et diffusion de la lumière artificielle dans les gaz et dans les particules de l’air urbaine (brouillard, pollution), de façon, qu’elle diminue la visibilité des étoiles et d’autres objets célestes.

Lire la suite de Pollution lumineuse : peu étudiée et méconnue du grand public

Remettre les transports sur de bons rails

26 juin 2013 // // Classé dans : // Mots clés : urbanisation, transport, Communiqué de Presse // Rédigé par FNE90

Communiqué de presse : Remettre les transports sur de bons rails, 

Besançon, le 26 juin 2013

Coup d’arrêt à la LGV : la voie de la sagesse. Tous les Francs-comtois de bon sens ont pris connaissance avec satisfaction des « fuites organisées » dévoilant quelques aspects du rapport de la Commission Mobilité 21 chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures de transport.

FNE Franche-Comté rappelle son opposition ancienne à la LGV Rhin-Rhône, notamment la liaison Dijon/Mulhouse. La très grande vitesse (au-delà de 220 km/h) est très gourmande en énergie et nécessite la création de nouvelles lignes qui détruisent et fragmentent des espaces naturels, agricoles ou forestiers.

 

FNE Franche-Comté tient à redire qu’en matière de transports ferroviaires, il faut démystifier la très grande vitesse. L’urgence n’est pas dans la construction au travers des campagnes, de lignes permettant à une élite circulatoire de rouler très vite, mais dans l’entretien et dans la modernisation des infrastructures existantes, indispensables aux déplacements quotidiens de milliers d’usagers. D’une utilité douteuse et extrêmement coûteux, les grands chantiers tels que ceux des LGV (liaison Dijon/Villers-les-Pots), des canaux à grands gabarit (Saône/Moselle- Saône/Rhin), des aéroports inutiles (Dole-Tavaux) sont particulièrement dévastateurs en termes de consommation d’espaces, de coupures de territoires et de destruction de biodiversité. Ce sont des projets d’une époque révolue, l’heure n’est plus au gaspillage des terres.

 

Compte-tenu de la très forte dépendance des transports aux énergies fossiles et à quelques mois de la loi de programmation sur la transition énergétique, les transports doivent faire l’objet d’un vrai débat démocratique au Parlement et d’une loi structurante dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux. Pour ce qui est des quelques acquisitions foncières déjà réalisées par avance, pour donner l’illusion que les projets étaient trop avancés pour être abandonnés, FNE Franche- Comté propose que ces terrains soient réaffectés pour permettre l’installation de jeunes agriculteurs et pour servir d’ossature aux continuités écologiques de la Trame Verte et Bleue.

 

 

Contact presse : Gérard Groubatch 06 60 83 76 65

France Nature Environnement - Franche-Comté

Maison de l’environnement de Franche-Comté - 7 rue Voirin - 25000 Besançon

Tél. 03 81 80 92 98 – Fax 03 81 61 66 21 -

www.maison-environnement-franchecomte.fr

Association agréée au titre de la loi du 10 juillet 1976 relative à la Protection de la Nature