Les gaz de schistes

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Communiqué de Presse du 27 novembre 2011

TBNE et ses associations membres ont découvert avec stupéfaction le très grand nombre de permis exclusifs de recherches pour des hydrocarbures non conventionnels, dans le cas présent les gaz de schistes, délivrés par le précédent ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, sur des superficies considérables sans que la moindre information n’ait été donnée au public et aux associations, en contradiction avec la convention d’Aarhus. Il apparaît nettement que le sud du Territoire de Belfort, notamment le canton de Grandvillars avec le Sundgau alsacien sont concernés par des demandes de permis de recherches.

 

La technique utilisée ce jour pour exploiter ces gisements de gaz de schistes, la fracturation hydraulique est d’une grande violence et crée des micro-séismes destinés à fracturer la roche, en envoyant des milliers de mètres cubes d’eau, de sable et de produits chimiques en quantités impressionnantes (plus de 500 différents) afin de récupérer le gaz. Ces forages multiples, proches les uns des autres, provoquant la pollution des nappes phréatiques, rendront impropres à la consommation l’eau puisée. Au USA et au Canada, les nappes fossiles, intouchées depuis des milliers d’années, sont à ce jour polluées.

 

Le risque sismique n’est certainement pas à négliger non plus dans notre région

classée en zone 1B pour la partie du Territoire de Belfort concernée et en zone II pour le Sundgau. Du fait même de la technique employée, la fracturation hydraulique créant des micro-séismes, l’éclatement de la roche pourrait créer des failles nouvelles dans notre région à risques.

Il est clair, nous semble-t-il, qu’une fois les permis de recherches distribués, les

investissements faits par les industriels pour rechercher les zones exploitables, l’exploitation aura bien lieu si les gisements sont rentables, quels qu’en soient les risques environnementaux. C’est donc bien maintenant, avant de commencer les recherches, qu’il faut se poser la question de l’éventuelle exploitation en évaluant les conséquences prévisibles.

 

Face aux informations éparses sur les permis de recherches exclusifs délivrés en 2010, et devant les conséquences graves prévisibles concernant les nappes phréatiques et les risques sismiques non négligeables engendrées par ces recherches, TBNE a demandé au préfet de surseoir aux demandes qui pourraient être faites pour l’obtention de ces permis.

 

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